Des murs pour laisser libre cours à l’art du graffiti
Le premier mur «libre» mis à disposition des graffeurs dans le cadre de «Tags et Graffs» a été inauguré le 8 octobre à Delémont. Lancée il y a deux ans par la Commission communale de la jeunesse, cette action avait déjà donné lieu à une exposition itinérante et à la réalisation de la fresque de l’artiste Soy sur le mur du Judo Club Jura à la Blancherie (photo).
L’objectif initial de ce projet était d’agir en amont contre des incivilités commises sur les murs de la ville. Pour cela, la Commune de Delémont a proposé des endroits prédéfinis, afin de permettre aux jeunes et à toute personne intéressée par l’art du graffiti de s’exprimer.
L’exemple valaisan
La création d’espaces autorisés présente en ce sens un double avantage: d’une part celui de limiter au mieux les actes de vandalisme et, d’autre part, de favoriser l’expression artistique, l’échange entre différents publics et le dynamisme des endroits sélectionnés
Grâce à la collaboration du Service de la jeunesse de la Ville de Sion, du Service cantonal des ponts et chaussées, du Service de l’urbanisme communal et des Services industriels de Delémont et de la Commission communale de la jeunesse, le Service des affaires sociales, de la jeunesse et du logement a pu développer un concept avec une liste de murs pouvant être « offerts ». A titre indicatif, des résultats tangibles ont pu être observés depuis 2008 en Valais, avec une baisse sensible des tags sauvages.
Code d’honneur
Le premier mur mis à disposition des graffeurs et inauguré le 8 octobre est situé le long de la RDU, en face du Dojo à la Blancherie, soit juste à côté de l’oeuvre de Gaétan Gris, alias Soy. Pour l’occasion, un «code d’honneur » a été établi, rappelant les différentes consignes liées à l’utilisation de ces murs. Il est ainsi indispensable pour toute personne souhaitant dessiner ou graffer sur les murs de faire preuve de respect, notamment envers les passants, et de bannir tout propos injurieux. Lorsque les graffitis seront détériorés, ou que la place fera défaut, les murs pourront être reblanchis et par conséquent disponibles pour de nouvelles expressions artistiques.
Les auteurs du projet espèrent ainsi voir ces murs embellir le lieu et permettre par la même occasion de diminuer le vandalisme sur les endroits non autorisés. /comm