Ça va barder !
Avec les sanglots longs des violons, l’automne draine aussi, du moins à Delémont, une manifestation commerciale, artisanale et agricole dont la renommée s’étend loin à la ronde. N’est-elle pas, à juste titre, qualifiée de plus importante foire de l’Arc jurassien ? Une marque légitime de reconnaissance, qui fait de ce grand raout le plus considérable, et le plus convivial, rassemblement des Jurassiens de partout et d’ailleurs…
Comme chaque année à pareille époque, le sud de la ville de Delémont s’anime vigoureusement depuis quelques jours. Un ballet incessant de camionnettes achemine les dernières cuisines, les derniers casiers de vins, les derniers systèmes de chauffage – et nous en passons, car la liste exhaustive serait fastidieuse à dresser… – en convergeant vers la Halle des expositions de la ville. Hôte, depuis 45 ans, du fameux Comptoir delémontain. On y trouve de tout, pour tous et pour presque rien, puisque les aspects commerciaux de la foire complètent à merveille les instants de détente que le public va y puiser. On joint donc l’utile à l’agréable, on se boit une petite «binche» avant d’acquérir le dernier salon à la mode, ou vice-versa selon ses préférences.
S’ouvrir à d’autres courants
L’occasion de réaliser une bonne affaire, tout en retrouvant ses potes du 14 au 23 octobre, résume bien l’esprit qui anime le Comptoir delémontain, dont le succès n’a jamais été démenti tout au long de ces années. Cet aspect festif, convivial, adossé à des formes parfois plus négociantes, figure ainsi particulièrement bien la singularité de ce rendez-vous incontournable. Les Delémontains ne s’y trompent pas et ne le manqueraient pour rien au monde; les Jurassiens s’y rendent très volontiers; et d’autres encore, d’ici ou de là-bas, viennent grossir les rangs des 60'000 visiteurs attendus chaque année.
Le Comptoir delémontain, sous l’impulsion de son directeur Jacques-André Roth, a su également s’ouvrir à d’autres courants. L’espace «fun», l’espace «nature» rehaussent encore l’attractivité de la manifestation, lui permettent d’explorer de nouveaux horizons, en s’adressant dès lors à un public plus juvénile. Toujours conquis, par ailleurs, lorsqu’il parcourt le traditionnel stand agricole, témoin des origines rurales de notre coin de terroir. Cette plus grande ferme jurassienne attire la foule depuis très longtemps, autorise les enfants citadins à se familiariser avec les travaux des exploitations alentour. Ils y prennent un plaisir communicatif, qui fait du secteur agricole un passage carrément obligé pour toutes les familles…
Deux invités d’honneur
L’Ecole supérieure de commerce fête ses 100 ans. Les anciens étudiants se sont retrouvés il y a peu pour faire bombance ici-même et pourront sans doute revivre ces instants de retrouvailles sur le stand de l’invité d’honneur, où ils auront tout loisir de resserrer les liens tissés au fil du siècle passé. Un statut particulier que l’Ecole de commerce partage avec les Chemins de fer fédéraux. Là aussi, les enfants devraient pouvoir s’en donner à cœur joie, en s’essayant à la conduite d’une locomotive ou en accomplissant un voyage guidé par les conseils experts d’un mécanicien. En outre, les CFF présenteront il va sans dire le nouveau concept de TGV Rhin-Rhône, qui fait de Delémont la capitale suisse la plus proche de Paris… D’ici à ce que les Parisiens débarquent en force au Comptoir delémontain…
Vous trouverez tous renseignements utiles sur
| Du côté de l’animation De tout temps, le Comptoir delémontain soigne son animation. Et, le répétera-t-on jamais assez, les concerts et autres multiples productions artistiques sont entièrement gratuites. Ou disons, plus exactement, comprises dans le prix d’entrée, somme toute assez modique contenu de l’offre d’un programme riche et varié. Jugez plutôt: les Dixie Hot Seven pour le Jazz, le studio Crunch pour une démonstration de la nouvelle danse Zumba (entre fitness et aérobic), Carol Rich (finaliste de l’Eurovision en 1987) pour la chanson, Annabelle Choffat pour la variété, sans oublier Célia Valsecchi, Sylvie Widmer et Vincent Bouduban, les groupes Not’Styl ou No Limit, Kiki Crétin, enfin, dans un style un poil plus musclé. A noter, encore, l’incontournable défilé de mode présenté par Lolita Morena. Pour le surplus, les orchestres La Fiesta, Les Aidjolats, Carré d’As se chargeront, avec Michel et ses claviers et Francis Lachat, et sans oublier la fanfare Yellow Note de Bévilard, de faire danser tout un petit monde réjoui après la fermeture des stands. |